Mardi, la police a ouvert une enquête à la suite de la découverte d’ossements dans les locaux d’une société de pompes funèbres, à Arras.

Il s’agirait du corps d’un homme décédé il y a dix ans et dont l’un des fils avait déjà caché la mort à l’époque pour continuer de percevoir la pension de retraite de gendarme.

Mardi, alors qu’elle s’affairait à un pré-inventaire dans le cadre de l’état des lieux de l’agence qu’elle venait de reprendre, la nouvelle directrice d’Arras Funéraire devenue La Maison des Obsèques a découvert un sac dans lequel gisaient des ossements.

La jeune femme a aussitôt alerté la police.

Le commissariat a alors envoyé des personnels sur place et une enquête a été ouverte.

Le corps, retrouvé dans une serre située à l’arrière des locaux, a été transporté à l’institut médico-légal pour y être identifié.

Selon nos informations, il s’agirait du corps d’Émile Lucas, un ancien gendarme décédé le 27 avril… 2008 mais dont le corps avait été caché par l’un de ses fils pendant plus d’un an.

La vérité avait éclaté en mai 2009 lorsque les policiers étaient passés rue Lumière, à Arras, pour entendre l’octogénaire, dont le cas inquiétait singulièrement un autre de ses fils.

Le retraité n’avait plus donné de nouvelles depuis très longtemps.

Pendant un an, il s’avérait que le fils d’Émile Lucas avait continué de toucher la pension de son père, soit une somme totale de 27 913 €.

Il avait été condamné à six mois de prison pour escroquerie, mais pas pour recel de cadavre.

-la voix du Nord

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